Ce costume représente une femme en habit traditionnel normand, des années 1830, des environs de Port-en-Bessin, petite bourgade de pêcheurs du Calvados, près de Bayeux. Ce tableau est réalisé sur la gravure originale N° 53, issue de l'ouvrage des 105 costumes régionaux de Lanté et Gatine, et représente une femme en costume traditionnel normand. Elle arbore une coiffe typique du Bessin, avec deux longues barbes de dentelle, encadrant le visage, et retombant sur un grand châle de couleur jaune posé sur ses épaules, et retenu sous la bavette du tablier. Elle porte également une longue jupe de satin rose moirée. Ce riche costume était porté par de riches élégantes urbaines, costume bien différent de celui des campagnes. Cette femme porte d'ailleurs d'élégantes chaussures de ville en satin. Elle livre ou rapporte les fruits emblématiques de la Normandie, de jolies pommes dans son panier d'osier.
Ce costume représente une bayeusaine, richement vêtue, correspondant à une situation sociale bien établie, et courante dans cette ville de Bayeux, riche sous-préfecture du Calvados, dans les années 1830. Ce tableau est réalisé sur la gravure originale N° 49, issue de l'ouvrage des 105 costumes régionaux de Lanté et Gatine, et représente une femme en costume traditionnel normand. Celle-ci arbore fièrement la coiffe de Bayeux, composée d'un cône de percale sans monture métallique et d'ailes latérales en bazin appelées barbes richement ornées de dentelle, qui repartent sur la base du bonnet et encadrent le visage. Une main dans la poche, l'autre portant le missel, en vue de se rendre à la messe à la Cathédrale de Bayeux, en passant par la place qui la jouxte, où nous pouvons remarquer des couples qui déambulent.
A droite dans ce tableau, nous admirons une très longue jupe de satin saumon, toute bouillonnée sur le devant, recouverte d'une large traîne de même tissu, bordée de dentelles blanches prises sous un joli galon. Le tout est surmonté d'un corsage ajusté, retombant sur les épaules avec dentelles et volants sur le large décolleté. Un large volant garni de dentelles orne le bas de la jupe. L'élégante coiffure est parée de fleurs de soie, les bijoux sont en métal doré, de même que l'éventail, qui est garni de véritables plumes de cygne. Sur la gauche de la gravure, la toilette de la demoiselle comporte une magnifique traîne de soie turquoise, froncée et bouillonnée, ornée de fleurs de soie, laissant dépasser un petit plissé d'organdi blanc, formant sur le devant de la jupe un double volant plissé, retenu par une bande de soie froncée, telle une guirlande. Le bustier est très ajusté, avec encolure carrée dans le dos, bordée de dentelles et minuscules fleurs de soie. Les épaules sont couvertes par un petit plissé d'organdi blanc et de soie turquoise. Un manteau, ainsi qu'un bouquet de fleurs sont en attente sur le fauteuil de schintz, couleur lie de vin, tandis que de grands rideaux de taffetas jaune, retenus par un cordon vieil or, garnissent cette jolie loge.
La toilette de satin mauve pâle est formée d'une jupe longue en biais, portant 2 volants de dentelles et rubans de satin, garnis de nœuds plats. Ils sont disposés en arceau sur le devant de la jupe. Une traîne bordée de volants de dentelle revient jusque sur les côtés de cette jupe. Plusieurs volants de dentelle y sont posés, intercalés par de grosses boucles en satin. Le bas des manches et la veste longue cintrée sont recouverts de très vieilles dentelles. De gros nœuds plats permettent la fermeture de cette veste. La chevelure est maintenue sous des coques de satin et de plumes mauves. Une petite ombrelle de satin recouverte de chantilly noire complète cette tenue. Le fonds de jupe en satin bleu pâle est recouvert d'une robe en soie turquoise, formant plusieurs volants, chacun d'entre eux étant bordé d'un galon très ancien à picots et agrémenté d'une bordure de véritable dentelle de Bayeux. Cette dentelle, dite du "petit rond de Bayeux" a été réalisée spécialement par une dentellière professionnelle et expérimentée pour ce tableau. La veste cintrée est garnie de cette même dentelle et du galon à picots. Un châle de chantilly est posé sur le bras de cette demoiselle. La coiffure, toute en fleurs de tissus, rappelle la couleur du fonds de sa jupe. Des velours de soie et de cotonnade ont été nécessaires pour recréer ce décor de jardin.
Une mère et sa fille sa fille prennent la pose, en habits traditionnels, toutes deux portant la coiffe de Tarentaise, appelée frontière, composée de trois pointes revenant sur le front, en velours noir bordée de galons de riche passementerie. La femme arbore les 3 bijoux incontournables, les créoles en or, la croix de Tarentaise sur un large ruban noir, retenue par le cœur coulant bombé en or, autour du cou. Elle arbore un riche châle brodé recouvrant un tissu blanc de forme triangulaire, appelé "la modestie", sur lequel étaient cousus des rubans de dentelles, tuyautés et amidonnés. Son chemisier en lainage est constitué de manches gigot, resserrées aux poignets, laissant dépasser une garniture de dentelle blanche, s'accordant avec la modestie. La jeune fille, assise, est vêtue également du même costume et coiffe traditionnels, aux couleurs plus lumineuses.
Cette reproduction d'aquarelle de Julie WINTZ-LITTY, avec son accord, représente la mode citadine de la station montagnarde de Megève en Haute-Savoie. Cette élégante est vêtue d'une robe en tissu très fin, soie ou satin, de couleur vieux rose, agrémentée de passementeries noires en bas de la jupe, et avec de la dentelle aux poignets. Un noeud dans son dos nous fait supposer la présence d'un tablier décoratif, assorti à son châle en tissu fin. Elle porte une belle croix de Savoie en or, élément indispensable des costumes traditionnels de Savoie. Sans oublier la béguine, qui est une coiffure assez plate, dont le fonds est en dentelle pour retenir la chevelure, et raccordée à une large bande plate recouverte de plusieurs rangées de dentelle froncées de couleur blanche ou noire.
Egalement inspirée de la reproduction d'aquarelle de Julie WINTZ-LITTY, avec son accord, voici le costume féminin local d'Albiez le Vieux, en Maurienne, lorsque les femmes se déplaçaient à ski. Ce costume traditionnel se compose d'une jupe épaisse foncée, ceinte d'un tablier brodé de couleur vive, le haut rehaussé d'un justaucorps épais, avec un châle fleuri de soie ou laine brodée, et d'une coiffe. Cette coiffe blanche est en dentelle et cotonnade blanche plissée genre "béguine", variant d'un village à l'autre.
Après Marie PARADIS le 14 juillet 1808, puis 30 ans plus tard, Henriette d'Angeville surnommée "la fiancée du Mont-Blanc, les femmes seront enfin autorisées à gravir les plus hauts sommets et à découvrir à leur tour les merveilles de la haute-montagne. Encore faudra-t-il adapter les tenues féminines à cet univers impitoyable, et spécifiquement masculin. Ce tableau est réalisé à partir d'une reproduction d'aquarelle de l'artiste Julie WINTZ-LITTY, qui m'a autorisée à la reproduire habillée du costume de l'époque. Il représente les premières ascensions féminines à Chamonix, où l'on peut voir que cette femme alpiniste est habillée d'une lourde jupe avec jupons, bonnette locale et châle, encordée avec un piolet pour gravir en été la pente enneigée, à l'aide d'échelles pour franchir les crevasses des glaciers.
Deux élégantes en 1900, date de l'Exposition Universelle à Paris, sont sur la jetée, et font face à une pêcherie constituée d'un filet rond (carrelet), relevé sur un mât fixé sur le parapet de la jetée, pour pêcher de savoureux bouquets. Ces deux femmes arborent, pour l'une une robe blanche de tissu fin, volantée et fleurie, assortie d'un chapeau arborant des plumes blanches. Elle s'appuie sur une longue canne de marche. La seconde s'abrite sous une ombrelle blanche, volantée et garnie d'un noeud bleu, assortie à son chapeau et aux volants de sa jupe, retenue sous une redingote rayée de couleur bleu pâle, très cintrée, et porte une aumonière à son bras.
Ce tableau représente les paludières de Saillé (Loire-Atlantique), haut-lieu de la récolte du sel depuis le 11ème siècle. Les costumes sont constitués de jupes en tissu très épais, remonté par un lien sur les hanches, avec un justaucorps épais et foncé, ainsi qu'un châle de couleur vive sur les épaules. La coiffe est toute de dentelle blanche, appelée kichenotte, avec une large bande brodée, ornée vers l'arrière d'un repli légèrement ondulé et qui retombe en un large pan protégeant les côtés du visage et la nuque. Ce costume est sans tablier, plus rustique que la porteresse du Bourg de Batz. Pieds nus sur le pont entre les oeillets, la paludière utilise un las, long de 5 mètres pour récolter à la surface de l'eau les grains de sel cristallisés par l'action du vent et du soleil dans les oeillets.
Sur fonds de marais salants, en Loire-Atlantique, plus précisément au Bourg de Batz, ce tableau représente la porteuse de sel, qui rapporte sur sa tête, une corbeille spéciale en osier contenant l'or blanc (7 à 8 kg), récolté par les paludiers dans les oeillets, et stocké provisoirement sur les ladures. Cette femme l'emmènera jusqu'aux gros tas de sel blanc derrière elle, appelés mulons, stockés sur le trémet. Il sera ultérieurement stocké dans les salorges, hangars spécifiques au stockage de la fleur de sel. Son costume de travail est constitué d'une jupe longue en gros drap bleu marine ou noir, chemisier très épais de la même couleur, recouvert par un châle très fin et très coloré, avec un grand mouchoir blanc noué autour du cou. La coiffe pour soutenir cette corbeille de sel est constituée de plusieurs épaisseurs sur le dessus de la tête, dont les extrémités sont rattachées sous le cou. Il s'agit d'un seul grand morceau de tissu blanc noué. Le tablier est assez vague sur la jupe, avec un gros lien passé sur la jupe et le tablier, permettant de relever la jupe pour être plus libre de ses mouvements lorsqu'elle ramasse le sel sur les ladures. Les hommes qui ramassaient également le sel, se servaient de grands paniers en osier appelés bazennes, portés sur les bras ou les épaules (environ 15 kg).
La jeune personne qui joue au tennis se présente habillée d'une longue jupe en soie turquoise, avec un chemisier blanc, incrusté de dentelle sur le plastron et le bas des poignets. Ses cheveux sont relevés d'un élégant chignon flou. Elle est sous le regard attentif d'un couple également habillé de soie rose pâle pour la dame, et son tennisman tout de blanc vêtu, avec cravate et casquette. Selon reproduction du tableau d'Hélène H. CLAPSAADDLE
Ce tableau représente une jeune femme vêtue à l'anglaise, d'une jupe blanche très longue et large en satin, resserrée à la taille par une toute petite ceinture rappelant le tissu de sa casquette écossaise, avec un chemisier à manches longues très souple en soie saumon vif. Elle s'apprête à frapper la balle de golf avec son club, sous le regard d'un gentleman en culottes bouffantes de satin marron et son blaser couleur abricot, sur chemise blanche avec petit noeud blanc et casquette blanche, très impressionné par le mouvement de cette jeune dame, tandis que son jeune caddie observe le déroulement de la partie. Il arbore lui-même une belle casquette blanche, et porte un joli costume bleu roi composé d'une veste et culottes bouffantes, complété d'une belle chemise blanche. Selon reproduction du tableau d'Hélène H. CLAPSAADDLE
La femme qui salue son hôtesse par un baisemain arbore une tenue dont la jupe violine est bordée de vison authentique, de même que la cape et le manchon assortis. Son bonnet est en dentelle blanche froncée, maintenu par un joli nœud de satin blanc sous son cou. La maîtresse de cérémonie porte une robe de soie rose, longue, dont le bas est rehaussé d'un large volant de dentelle blanche. Son corsage se termine au dos par une basque ornée d'une dentelle froncée, rappelant l'ornement du décolleté. Sa coiffure blonde comporte de jolies anglaises enserrées sous des fleurs et des bijoux
Ce tableau représente l'Impératrice Eugénie et sa dame de Compagnie en promenade sur une des plages de la côte Normande, avec en arrière-plan, les falaises et un voilier sur la mer. L'Impératrice est vêtue d'un élégant ensemble surbrodé, de couleur ivoire, en doupion de soie et désigne un point de vue à son accompagnatrice. Celle-ci tient à la main une revue, et arbore un joli chapeau fleuri, aux tons de rose assortis à sa robe de taffetas.
journal + gravure (sans patron)
Gravure + journal sans patron